Compte rendu de la remise de manteau des Écuyers de Bretagne
et de leur pèlerinage, du mont Dol au mont Saint Michel.
 

Le mois de septembre 2005 a vu naître une nouvelle équipe d’Ecuyers de l’Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem en Bretagne. C’est d’ailleurs au cours de la retraite des Chevaliers de la région nord-ouest, le 18 février dernier, au mont Saint Michel, que les deux premiers membres de cette équipe se sont vus remettre le manteau des Ecuyers des mains de Mr Jean-Pierre Capel, chancelier de la Lieutenance de France, et en présence de Mr Jacques Brochard, Président de la région, Mrs Pierre de Raffin et François Delarue, respectivement secrétaire et cérémoniaire, et Mr Jean-Louis Noël, responsable national des Ecuyers.
                                

Afin de marquer leur création et leur engagement par le dynamisme, la prière et l’esprit chevaleresque de l’Ordre, les Ecuyers bretons ont souhaité organiser un pèlerinage.

De nombreuses raisons ont motivé ce projet. Il s’inscrit, en premier lieu, dans la droite ligne des principes fondateurs du mouvement écuyer : la prière, la formation et l’action. S’il enracine le corps en Occident, par la prière il tourne le cœur vers l’Orient. Il permet de faire connaître l’Ordre en lui donnant l’image active et spirituelle qu’il convient et en accueillant des pèlerins de tous horizons. Il a enfin le mérite de remettre à l’honneur le patrimoine spirituel de la Bretagne.

A ce titre, notre regard s’est naturellement dirigé vers le mont Saint Michel. En effet, cette destination a cessé d’attirer les pèlerins bretons depuis plusieurs siècles, au fur et mesure de l’essor des pardons et des grandes troménies qui bénéficiaient des mêmes indulgences ; subsistant toutefois comme étape du Tro Breizh.

Nous nous sommes donc retrouvés pour l’envoi, ce samedi 18 mars 2006, au mont Dol. Pour ce premier pèlerinage des Ecuyers de Bretagne, le nombre des participants n’a pas dépassé la vingtaine, mais s’est caractérisé par la diversité. Outre les Ecuyers et leur chevalier référant, des sympathisants de Nantes, Brest, Angers et Paris, une famille de Reims et un chevalier de Limoges sont venus grossir les rangs. Après le « Chez nous soyez Reine » et une dizaine de Je Vous Salue Marie sous la conduite de l’abbé Guillaume Millot, nous avons pris le pas vers Cherrueix, où nous attendait un bon café. Puis, à nouveau aux pieds de la Vierge Marie quelques mètres plus loin, nous entamions le Rosaire.
                                                            

Au bout de deux heures et demi de marche et une dizaine de kilomètres, nous arrivâmes enfin à la Chapelle Sainte Anne pour déjeuner et écouter la méditation, préparée par notre prieur malheureusement absent, l’abbé Jean-Paul Trézières. C’est en s’appuyant sur  Saint François de Sales qu’il nous proposait de réfléchir sur l’humilité, notamment à travers la sanctification par le devoir d’état. Le privilège à accorder aux vertus les plus excellentes au lieu des plus apparentes, la nécessité d’un directeur spirituel, la pratique des vertus les plus petites : la bonté, la charité, la douceur, l’obéissance et surtout la patience, nous ont été rappelées comme les plus simples inclinations à l’humilité. « Tout par amour, rien par force. »
                                          
                                

Au terme de cette lecture, nous réengageâmes les vingt kilomètres restant, le long des polders de la baie du mont. Malgré les vifs affrontements du vent, c’est accompagnés d’une douceur surprenante pour un mois de mars et d’une lumière resplendissante, que nous parcourûmes l’essentiel de notre route vers le domaine de l’Archange. Nous fûmes d’ailleurs rejoints quelques instants, par un troupeau de moutons intrigués de notre passage.

Après environ sept heures de marche, l’allégresse de nos cœurs compensa la souffrance de nos pieds. Nous étions arrivés ! et pour certains, ce fut la première découverte de cet extraordinaire étendard de l’histoire de la Fille Aînée de l’Eglise.  Pour clôturer ce pèlerinage, nous eûmes la possibilité de célébrer la messe dans la chapelle des Trente cierges de l’abbaye, où d’autres pèlerins, exemptés de marche, nous attendaient, dont notre Président de région Mr Jacques Brochard et son épouse, dame de l’Ordre.

                 

Le lendemain, à la sortie de la messe dominicale, nous avons pu remercier les moines et moniales des Fraternités monastiques de Jérusalem pour leur accueil, qui nous bénirent à leur tour pour le sens que l’on redonnait au mont Saint Michel par ce pèlerinage.

                            

Malgré la jeunesse de ce projet des Ecuyers de Bretagne et le faible nombre des participants, nous sommes très heureux de son existence et tenons à en rendre grâce à la Vierge Marie, à l’archange saint Michel, saint Yves et sainte Anne, et remercions tous ceux qui nous ont soutenus et accompagnés par la prière durant ce périple religieux. A l’année prochaine !
Une retraite régionale excepionnelle au Mont Saint Michel
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